14 août 2006
Catalyse éco-conscientisatrice
Yann Arthus-Bertrand "soutient totalement" Nicolas Hulot
" Le photographe Yann Arthus-Bertrand "soutient totalement" Nicolas Hulot, qui envisage de se présenter à la présidentielle de 2007. "S'il y va, c'est uniquement par conviction, il n'aime pas le pouvoir, il veut secouer le cocotier", estime-t-il dans les colonnes du "Parisien/Aujourd'hui en France" de mardi.
"Il a raison. L'humanité est en péril et les citoyens doivent se réveiller", ajoute le photographe à succès auteur de "La Terre vue du Ciel". (...)"
Suite : http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060814.FAP5709.html?1733
Nicolas Hulot pose les bonnes questions et sait hiérarchiser les enjeux : la crise climatique est la première des menaces pour l'homme, loin devant le terrorisme. Je soutiens également totalement sa candidature - O.D.
Yann Arthus-Bertrand
http://www.yannarthusbertrand.com
Interview (vidéo) :
http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/podcast/yann-arthus-bertrand
04 août 2006
Nicolas Hulot : espoir pour un assainissement du débat écologique en France
Nicolas Hulot : "On a toujours pas intégré la plus grande menace qui ait pesé sur l'humanité: le péril climatique. La majorité des candidats à l'élection présidentielle semblent s'en désinteresser (...) C'est atterrant. Quant aux écologistes, faute de privilégier une démarche unitaire, ils sont inaudibles (...) "si rien ne bouge d'ici novembre, tout est possible. Etre candidat à la présidentielle n'est ni ma vocation, ni mon fantasme. Mais si la seule solution est de franchir la ligne rouge, je ne l'exclus pas".
Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) : "La gravité de la crise planétaire, qui touche autant la France que n'importe quel autre pays, justifie que se rassemblent les énergies pour alerter et mobiliser les Français à l'occasion de la prochaine élection présidentielle". "Nicolas Hulot est aujourd'hui le seul à pouvoir réunir sur son nom tous les partis se réclamant de l'écologie", et "la candidature unique est la meilleure manière de promouvoir le changement de cap". Un tel rassemblement doit se faire en "pleine indépendance face à la droite et à la gauche, au premier comme au second tour de l'élection", et se fonder sur "un projet à la mesure des enjeux, c'est-à-dire en rupture avec les logiques dominantes de la croissance". "Nicolas Hulot a les moyens de remplir ces conditions". (Communiqué, lundi 31 juillet)
Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais : "La France a besoin d'une révolution pacifique et je dis merci à Hulot de secouer le cocotier".
"Je suis un militant de l'économie durable depuis très longtemps". Ma loi sur le prix unique du livre est "une loi d'économie durable, faisant prévaloir le long terme sur l'immédiat". "Cette exigence d'une vision de longue portée doit prévaloir en toutes matières, de l'éducation au scientifique, de l'architecture à l'urbanisme, ce dont d'ailleurs ne parle pas Hulot". "Je ne me plaindrai pas qu'un homme de cette qualité s'implique personnellement dans le débat présidentiel, je me réjouis de son intervention vive, véhémente et forte". "En même temps, il est un peu injuste, on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac". "Le projet PS exprime une volonté forte, puissante, de changer à 180% la politique de l'environnement". "S'il y a des améliorations à apporter, nous sommes preneurs !". (Déclarations, lundi 31 juillet)
Dominique Strauss-Kahn, député PS du Val-d'Oise :
"Nicolas Hulot a raison de mettre l'accent sur le développement durable". Mais "il ne faut pas tout subordonner aux problèmes écologiques". "La notion essentielle est celle de la solidarité, et préparer la terre de ses enfants en fait partie". (Déclarations, lundi 31 juillet)
France Gamerre, présidente de Génération Ecologie : "L'écologie a besoin de se rassembler au-delà des clivages politiques et au-delà des clivages entre écologie politique et écologie associative". "La candidature de Nicolas Hulot pourrait être celle du rassemblement de tous les écologistes, à la condition que la neutralité politique soit respectée pendant la campagne et au-delà du premier tour de cette présidentielle". J'invite "les écologistes à se rassembler pour l'intérêt supérieur de l'Ecologie et des Français". "Un seul refus des candidats écologistes en lice, serait perçu par l'opinion publique comme étant, soit téléguidé par les grands partis, soit guidé par des intérêts personnels". (Communiqué, lundi 31 juillet)
Yann Wehrling, numéro un des Verts : "Il faut qu'on travaille ensemble pour renforcer la portée du message écologiste". "Je fais évidemment le même constat que lui: la classe politique n'a absolument pas pris conscience des enjeux d'aujourd'hui". "Il faut chercher l'unité des écologistes et j'invite Nicolas Hulot à venir discuter avec la force politique qui dit pleinement et entièrement ce qu'il dit : les Verts".
Il importe de "renforcer le mouvement écologiste" plutôt qu'envisager "une candidature supplémentaire qui ne ferait que rendre un peu plus inaudible notre discours". "A un moment, tous les écologistes doivent se retrouver pour travailler ensemble". (Déclarations, dimanche 30 juillet)
François Hollande, numéro un du PS : "Notre projet" comprend des "propositions fortes sur la question de la fiscalité écologique, du transport urbain collectif, de la taxation du kérosène et plus globalement sur le développement durable, à travers une sobriété de la consommation énergétique et la diversification des sources de production de l'électricité". Il faudra "faire du ministère du développement durable une fonction horizontale à l'échelon du Premier ministre". "Je pense qu'il faut, sur ces questions, réagir sur le contenu des propositions et sur les orientations, plutôt que sur les menaces éventuelles d'une candidature de plus". (Déclarations, dimanche 30 juillet)
Source : Nouvel Obs
Sans nature, pas de futur
Parce que nos vies sont liées
http://www.planete-nature.org/campagne1.php
31 mai 2006
Première mise en examen en France dans le dossier Tchernobyl
" Un scientifique spécialisé dans le nucléaire, Pierre Pellerin, 82 ans, a été mis en examen pour "tromperie aggravée" mercredi à Paris dans l'enquête sur les conséquences sanitaires en France de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, apprend-on de source judiciaire. (...)"
16 mai 2006
INQUIETANT - Le réacteur nucléaire EPR ne résiste pas à une attaque type 11 septembre
" Strasbourg, le 17 mai 2006 - Ayant appris la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire » (relâché dans la nuit du mardi 16 mai 2006), les Verts européens ont pris la décision de mettre le document classé secret défense sur leur site internet.
Voir en ligne : http://www.greens-efa.org "
" Le porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire" a été mis en garde à vue en France parce qu’il serait en possession d’un document classé secret défense bien que déjà largement rendu public. Le document en question est un rapport d’EDF adressé au Directeur Général de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection sur la capacité de résistance du réacteur européen à eau pressurisée (EPR [1]) qui pourrait être construit à Flamanville (département de la Manche - France).
Ce rapport traite de la capacité de résistance de ce réacteur à un éventuel crash aérien. Il démontre que la future centrale EPR de Flamanville - tout comme la centrale du même type en construction à l’ouest de la Finlande sur le site d’Olkiluoto - ne résisterait pas à un accident ou à une attaque terroriste telle que celles perpétrées aux Etats-Unis le 11 septembre 2001.
Pour les Verts européens, il est urgent de lever la chape de plomb qui pèse sur le débat lié au nucléaire en France et en Europe. Ils considèrent que les citoyens français et européens ont le droit d’être informés. "
Source : http://verts-europe-sinople.net/article623.html
------------------------------------------------------------------------------------------------------
« (...) Nonobstant l'aptitude du projet EPR à faire face à des chutes d'avion [avion de tourisme, avion militaire], il convient de noter qu'EDF n'envisage pas d'assurer une capacité de résistance vis-à-vis de tout acte de guerre ou tout acte terroriste envisageable [type 11 septembre] » - Source : Une lettre d'EDF au Directeur Général de la Sûreté nucléaire et de la Radioprotection, lettre portée à la connaissance du public grâce au Réseau sortir du nucléaire
Suite : http://www.lefigaro.fr/france/20060516.WWW000000354_un_anti_nucleaire_arrete_par_la_dst.html
C'est très rassurant ! Ce genre d'infos, cela nous concerne un peu, non ? Dans tous les cas, les anti-nucléaires ne pouvaient pas rêver d'une meilleure illustration de l'opacité qui règne à propos du nucléaire en France - O.D.
NB - Plus d'infos :
http://www.greenpeace.org/france
http://www.sortirdunucleaire.org
01 mai 2006
Homo climaticus - Plaidoyer pour une pensée reliante
La science est-elle une religion ?
Pourquoi doit-on protèger l'homme ?
Pourquoi doit-on préserver l'environnement ?
Pourquoi doit-on lutter contre le réchauffement climatique ?
Par Olivier Daniélo
(o) Pré-ambule (mise en dynamique - 'ambulatoire' - de la problématique )
« Le scientisme est une conception philosophique qui se refuse à admettre comme valables des formes de connaissance différentes de celles qui sont le propre des sciences positives, renvoyant au domaine de la pure imagination la connaissance religieuse et théologique, aussi bien que le savoir éthique et esthétique.» - http://fr.wikipedia.org/wiki/Scientisme
(Jules de Gaultier) : 'Plus ou moins avoué, le scientisme implique les postulats suivants : que le monde est un tout donné, que le jeu phénoménal est compris dans un circuit fermé, que tout est donc calculable, que l'esprit scientifique ne doit pas désespérer de capter dans ses formules l'énigme apparente de l'univers, qu'il n'y a pas d'inconnaissable. Subsidiairement ces postulats impliquent d'autres croyances : la croyance au mieux, à l'homme plus heureux par la possession plus complète des lois de la nature, la croyance à la substitution possible des méthodes scientifiques aux religions et aux morales, soit la croyance à la solution rationnelle du problème moral. Ainsi la croyance scientiste répète la somme des pétitions qui composent le programme de l'espérance humaine sous ses formes messianiques et morales. (...)" - http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Scientisme
Le commentaire qui suit ne demande qu'a être re-construit : le chemin se construit en marchant (Antonio Machado)- Marchons ! – Je ne suis pas philosophe, mais un citoyen en (libre) recherche ; pardonnez-moi les erreurs et incohérences possibles ; mieux, aidez-moi à les détecter)
(1) Science
La science n'est pas une croyance en elle-même. La science c'est, pour moi, une recherche, qui dépend complètement de celui qui cherche. Il existe, pour moi, sans doute autant de sciences que d'hommes et de femmes sur terre (d'hier et d'aujourd'hui). Cette recherche réflexive répond au besoin fondamental de l’homme nu épiméthéen (besoin lié à un impératif de survie, d’adaptation), de comprendre (cum-predere) son environnement ainsi que les individus de son espèce, de les rendre intelligibles (inter-ligare). Et Prométhée lui a donné le feu potentiellement déconnecteur de la nature, mais c’est une autre histoire…. Le résultat de cette recherche est la connaissance individuelle, connaissance individuelle qui peut se nourrir de celle des autres (sur la base de la confiance) d’où la naissance d’une boucle amplificatrice. Cependant, le résultat collectif des recherches des humains d’hier et d’aujourd’hui est impossible à embrasser par un seul homme. Et il est très fortement probable (c’est en tout cas ma croyance) que ce corpus soit infiniment petit face à (ou mieux au sein de) l’univers (fondamentalement mystérieux) et l’éternité. De ce corpus de connaissances de l’humanité peut, selon certains auteurs, émerger la noosphère, la con(avec)-science collective de l’humanité.
(2) Le scientisme : une croyance, pas une re-ligion
Si la science n’est pas une croyance en elle-même, la façon de penser la science des scientistes (le scientisme) a en revanche tous les attributs d'une croyance, même si ceux-ci prétendent le contraire, ou pire, ne veulent pas l’admettre, et c’est ce refus qui pose problème (sans parler de l’aspect hypocrisie). Comme l'indique le philosophe Jules de Gaultier (Revue philosophie de la France et de l'étranger, 1911), la contradiction inhérente au scientisme survient lorsque l’on comprend que les scientistes pensent (croient) que tout est co-naissable, qu’il n’y a donc que de l’in-connu hormis ce que l'on connait (sans pouvoir le vérifier par l'expérience), ou plutôt hormis ce que l'on croit connaître. Or il y a probablement une part d’in-co-naissable (c’est à mon sens souhaitable car sans mystère, la vie serait vraiment d'un ennui mortel) et non que de l’inconnu (penser qu’il n’y a une part d’inconnaissable et non que de l’inconnu hormis ce que l'on connait est une croyance, mais une croyance cohérente avec ses principes...). Penser (croire) que l’on puisse tout connaître (qu’il n’y a que de l’inconnu hormis ce que l'on connait, pas d’inconnaissable, que la raison elle-même est entièrement connaissable) sans pouvoir le démontrer conduit à l’éclatement, d’un point de vue épistémologique, du scientisme. Pour pouvoir démontrer que tout est connaissable, il faudrait en premier lieu tout connaître. Si l’on ne connaît pas tout, il est impossible de montrer que tout est connaisable…C’est le serpent qui se mord la queue (ou Hercule qui coupe une tentacule de l’Hydre, tentacule d’où re-naît un autre hydre…).
Mon point de vue personnel est que le mot religion est trop riche pour que la croyance scientiste puisse être qualifiée de religieuse. Le vocable « re-ligion » (re-ligion, re-ligare, re-lier) correspond, pour moi, c’est la définition que je retiens mais il en existe d’autre, à l’art de re-lier ; « re-liance » de l’homme avec les autres hommes, avec l’univers, et avec lui-même, chaque composante étant considérée comme sacrée car indispensable au tout, et le tout indispensable aux parties (union sacrée).
La croyance scientiste, basée sur le rejet de la connaissance religieuse et théologique ainsi que du savoir éthique et esthétique, est donc, de fait, aveugle, et pire, parfois borgne mais se faisant passer pour aveugle; Elle est à mon sens dangereuse car elle peut conduire aux pire dérives et finalement à la dissociation, la déconnexion de l’homme avec ses semblables, de l’homme avec la terre (Homo/humus), de l’homme avec l’univers. Elle peut donc, en ce sens, être perçue comme fondamentalement anti-re-ligieuse puisque elle dissociatrice, non-reliante.
Ce qui nous manque, bien trop souvent, c’est précisément d’adopter une pensée reliante, contextualisée, globalisée. « Quelle étrange religion que celle [la science] qui cesse d'en être une dès qu'on la pratique ! » (un internaute anonyme, avril 2006) - Par excès de spécialisation disciplinaire, on peut arriver à une intelligence aveugle, déconnectée du global et non re-liante (E.Morin). Et en se sens, on cesse d’avoir un mode de pensée re-ligieux (pensée reliante), sans pour autant forcément sortir du champs de la croyance.
D’autre part, et c’est encore plus préoccupant, croire que le monde est entièrement connaissable (postulat du scientisme) conduit directement à une croyance aveugle en la capacité de la science de répondre aux questions fondamentales de l’humanité, y compris aux questions morales. Cette dérive du scientisme conduit à sa perversion de la science qui n’est qu’une recherche ; recherche qui répond au besoin fondamental de l’homme de comprendre son environnement naturel et humain. C’est l’homme qui cherche qui donne un sens (ou pas) à cette recherche, pas la recherche elle-même. C’est sa façon de chercher qui peut prendre les attributs d’une croyance.
Mais plus fondamentalement nous vivons en permanence dans l’incertitude. Rien n’est sûr ou plutôt on n’a pas montré que tout est connaissable, car c’est impossible. Nous ne sommes même pas sûr que le monde existe en réalité : notre monde tel que nous percevons n’existe que par nous (disparaît-il lors de notre mort ? Les avis des humains sont partagés !). Nous n’avons sans doute pas d’autre choix que de croire, et je pense que le mystère est notre plus fondamentale source de liberté. Le mystère permet de nous mettre en marche librement vers la connaissance.
(3) L’impérialisme de la disjontion
Le scientisme est une conception qui correspond parfaitement aux mode de pensée disjonctif : disjonction des connaissances des humanités et des connaissances de la "nouvelle science". C’était une disjonction utile à l’époque de Galilée, dans un contexte où les scientifiques étaient menacés par l'église (disjonction protectrice, importance du contexte). Elle a été sacralisée par Descartes. Elle est encouragée par l’athéisme (l'athéisme est d'ailleurs une croyance, très peu répandue dans le monde, qui naît par réflexion dans le miroir divin, par rejet de la croyance d'une l’intervention d’une force organisatrice de nature divine) et cadre bien avec l'ostensible laïcisme à la française qui s'est révèlé avec l'affaire du voile, dérive largement dénoncée dans le monde entier (Voir l'intervention de François Bayrou à l'Assemblée nationale le 3 février 2004). On ne s’étonnera donc pas de la forte proportion de disjoncteurs en France au sein de la communauté scientifique.
" Nous savons que le mode de pensée ou de connaissance parcellaire, compartimenté, monodisciplinaire, quantificateur nous conduit à une intelligence aveugle, dans la mesure même où l'aptitude humaine normale à relier les connaissances s'y trouve sacrifiée au profit de l'aptitude non moins normale à séparer. Car connaître, c'est, dans une boucle ininterrompue, séparer pour analyser, et relier pour synthétiser ou complexifier. La prévalence disciplinaire, séparatrice, nous fait perdre l'aptitude à relier, l'aptitude à contextualiser, c'est-à-dire à situer une information ou un savoir dans son contexte naturel. Nous perdons l'aptitude à globaliser, c'est-à-dire à introduire les connaissances dans un ensemble plus ou moins organisé. Or les conditions de toute connaissance pertinente sont justement la contextualisation, la globalisation. (...)" (Edgar Morin, Réforme de pensée et transdisciplinarité )
Cette approche disjonctive, qui exclue d’office la culture humaniste est stérilisante, et, par définition, deshumanisante.
(4) Homo climaticus : les conditions de son émergence
J’observe qu'encore trop nombreux sont les scientifiques (dans un élan désespéré d’ «objectivité») qui des-humanisent la problématique du réchauffement climatique : au lieu de centrer l’approche sur l’homme, elle est alors centrée sur les propriétés de l’atmosphère ou sur des problèmes statistiques ; comme si c’était l’atmosphère l’origine du problème. On assiste alors à une fuite face à cette réalité que certains scientifiques ne veulent pas voir, ou pire qu'ils voient mais qu’ils taisent pour paraître « objectifs » : deshumanisation du chercheur lui-même, l’ultime stade (parfait ?) étant alors l’inhumanitude ; et déshumanisation de l’objet de la recherche : le réchauffement climatique génèré par l’homme. La science devient alors une affaire abstraite, déconnectée. S’ajoute à cela un obstacle purement psychologique qui empêche de croire ce que l’on sait quand la réalité est alarmante (Jean Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé ). La difficulté de croire que nous allons épuiser les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz fossile : 85% de l'énergie mondiale) et que nous devons donc opter dès à présent pour le développement massif des énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse) et l'efficacité énergétique a pour origine un obstacle de même nature.
Mais on assiste aujourd’hui à un « réveil (re-éveil)» de la communauté des chercheurs face aux menaces qui pèsent sur l’humanité. Le fer de lance de cette renaissance est à mon avis vraiment James Hansen, Directeur du Goddard Institute for Space Studies, à New York (NASA), qui dénonce haut et fort la censure irresponsable des scientifiques par l'adminitration Bush. Je salue également l'engagement des scientifiques Hubert Reeves (Nul ne peut rester ignorant, nul ne peut rester indifférent) et David Suzuki (Assez de science, l'heure est à l'action !). L’humain re-nait, enfin ! Les chercheurs se remontrent humains et la problématique du réchauffement est posée, sans complexes, avec l’homme en son centre. Ce n’est pas parce que la majorité des politiques d’aujourd’hui font mal leur job dans le domaine énergie-climat que les scientifiques doivent se considérer hors de la société et non-humains ! Cet objectif est d’ailleurs impossible à atteindre car un climatologue est dans la société et la société est en lui (« Non seulement l'individu est dans une société mais la société est à l'intérieur de lui puisque dès sa naissance, elle lui a inculqué le langage, la culture, ses prohibitions, ses normes » – Principe hologrammatique, Edgar Morin)
Comme le dit Jean Pierre Dupuy, Pour changer le climat, il faut changer le climat de l’opinion. Je pense qu'il nous faut nous diriger vers une nouvelle sagesse, devenir pleinement humain, non dans sa seule dimension technicienne (animal technicien de Platon, Homo faber), non seulement dans sa dimension politique (animal politique, art du vivre ensemble, Homo sapiens) mais dans sa dimension technicienne, politique et éco-responsable (Homo climaticus). A mon avis, penser dans l’intérêt collectif avant notre intérêt individuel (sans négliger pour autant ce dernier : il s'agit d'aimer les autres pour pouvoir s'aimer soi-même et réciproquement) c’est vraiment cela devenir véritablement humain. Et le moteur fondamental de l’"humanisation", du "devenir humain", c'est la réflexion-sensible, (réflexion et sensibilité), sensibilité sacralisante-humanisante. Sans renaissance de cette sensibilité l’émergence de l’éco-responsabilité est impossible. Et cette éco-conscience est une condition sine qua non à la possiblité d'établissement d'un contrat d'harmonie entre les hommes et la terre (voir Le contrat naturel, Michel Serre), entre les hommes et Dêmêter - Nous avons donc, plus que jamais, besoin des philosophes, des sociologues, des musiciens et des poètes. Pourquoi ? Car leur pouvoir re-liant est très élevé ! Ils ont d’ailleurs compris, pour beaucoup d’entre-eux (par exemple aux USA Robert Redford, Kevin Costner, Sting, Leonardo diCaprio, Cameron Diaz, Matt Damon, Julia Roberts, etc. - http://www.stopglobalwarming.org ) le pouvoir qu’ils ont pour changer le climat de l’opinion, pour franchir le tipping point de l'opinion publique (Collin Challen - We must think the unthinkable ), pour opèrer cette révolution copernicienne des esprits qu'appelle Paul Verges de ses voeux. Philosophes, sociologues, musiciens et poètes engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique irritent d’ailleurs souvent les scientistes ; cette irritation est un bon critère, à mon sens, pour détecter la « scientisticité ».
(5) Nous avons le devoir de préserver l'homme
"(…) We are Earth scientists. We are not part of a vast conspiracy to perpetrate a hoax, nor are we crowd-following herd animals. We are concerned about the world we are leaving to our children (…). As scientists we have a duty to speak out when our findings strongly suggest that a dangerous and harmful development is underway - just like someone who sees smoke billowing out of a house has a duty to call the fire brigade.(…)" – RealClimate
[ "Nous sommes des chercheurs en sciences de la terre, nous ne faisons pas partie d’une vaste conspiration qui cherche à fomenter un canular. Nous ne sommes pas plus les moutons d’un troupeau. Nous sommes concernés par le monde tel que nous allons le laisser à nos enfants (…) – En tant que scientifiques, nous avons le devoir de parler franchement quand nos recherches indiquent fortement qu’un dangereux et nuisible processus est en cours. Ceci comme quelqu’un qui voit de la fumée sortir d’une maison a le devoir d’appeler les pompiers" - RealClimate ]
RealClimate est un site d’excellente vulgarisation sur la thèmatique climat et plus qu’utile aujourd’hui car Un homme non informé est un sujet, un homme informé est un citoyen (Alfred Sauvy). Il s’agit d’un devoir (duty) car on a le devoir de chercher à préserver l’homme. C’est précisément ce devoir qui fonde le concept de développement durable . A moins que certains doutent encore qu’il faille préserver l’homme ? Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs (Rapport Brundtland, Notre avenir à tous). Ce concept de développement durable est directement inspiré du principe responsabilité du philosophe Hans Jonas (Das Prinzip Verantwortung. Versuch einer Ethik für die technologische Zivilisation, 1984 - Voir une présentation de sa réflexion sur l'encyclopédie de l'Agora) : "Agis de telle sorte que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentique sur terre. Agis de telle sorte que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d'une telle vie" - Il est traduit de la manière suivante dans la Constitution française (Charte de l'environnement) :
Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
Art. 2. - Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement. (...)
(6) Ouverture
Voici une réflexion sensible d’Albert Einstein d’une richesse inondante :
"La plus belle émotion que nous puissions éprouver est de nature mystique. C'est la puissance de tout art et de toute science véritable. Celui qui ne connaît pas cette émotion pourrait tout aussi bien être mort.
Savoir que ce qui nous est impénétrable existe vraiment, se manifeste par la sagesse la plus élevée et par la beauté la plus radieuse, que nos facultés restreintes ne peuvent appréhender que sous leurs formes les plus primitives, ce savoir, ce sentiment se trouve au cœur de la vraie religiosité. En ce sens, et en ce sens seulement, je compte au nombre des hommes profondément religieux.
(...) La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle.»
Albert Einstein. Comment je vois le monde.
30 avril 2006
Dangers du scientisme et de la disjonction de la culture des humanités et de la culture scientifique - Principe responsabilité
" Le Prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l'homme de devenir une malédiction pour lui. La thèse liminaire de ce livre est que la promesse de la technique moderne s'est inversée en menace, ou bien que celle-ci s'est indissolublement liée à celle-là. Elle va au-delà du constat d'une menace physique.
La soumission de la nature destinée au bonheur humain a entraîné par la démesure de son succès, qui s'étend maintenant également à la nature de l'homme lui-même, le plus grand défi pour l'être humain que son faire ait jamais entraîné. Tout en lui est inédit, sans comparaison possible avec ce qui précède, tant du point de vue de la modalité que du point de vue de l'ordre de grandeur : ce que l'homme peut faire aujourd'hui et ce que par la suite il sera contraint de continuer à faire, dans l'exercice irrésistible de ce pouvoir, n'a pas son équivalent dans l'expérience passée. Toute sagesse héritée, relative au comportement juste, était taillée en vue de cette expérience. Nulle éthique traditionnelle ne nous instruit donc sur les normes du "bien" et du "mal" auxquelles doivent être soumises les modalités entièrement nouvelles du pouvoir et de ses créations possibles. La terre nouvelle de la pratique collective, dans laquelle nous sommes entrés avec la technologie de pointe, est encore une terre vierge de la théorie éthique.
Dans ce vide (qui est en même temps le vide de l'actuel relativisme des valeurs) s'établit la recherche présentée ici. Qu'est-ce qui peut servir de boussole ? L'anticipation de la menace elle-même ! C'est seulement dans les premières lueurs de son orage qui nous vient du futur, dans l'aurore de son ampleur planétaire et dans la profondeur de ses enjeux humains, que peuvent être découverts les principes éthiques, desquels se laissent déduire les nouvelles obligations correspondant au pouvoir nouveau. […]
"Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre."
Hans Jonas, Le Principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique (1979), trad. J. Greisch, Éd. du Cerf, 1990, Préface, pp. 13 et 30.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Réforme de pensée et transdisciplinarité
"Nous savons que le mode de pensée ou de connaissance parcellaire, compartimenté, monodisciplinaire, quantificateur nous conduit à une intelligence aveugle, dans la mesure même où l'aptitude humaine normale à relier les connaissances s'y trouve sacrifiée au profit de l'aptitude non moins normale à séparer. Car connaître, c'est, dans une boucle ininterrompue, séparer pour analyser, et relier pour synthétiser ou complexifier. La prévalence disciplinaire, séparatrice, nous fait perdre l'aptitude à relier, l'aptitude à contextualiser, c'est-à-dire à situer une information ou un savoir dans son contexte naturel. Nous perdons l'aptitude à globaliser, c'est-à-dire à introduire les connaissances dans un ensemble plus ou moins organisé. Or les conditions de toute connaissance pertinente sont justement la contextualisation, la globalisation.
Ces conditions se rappellent à nous d'autant plus que s'ouvre une ère planétaire d'inter-solidarité. Ajoutons que la disjonction historique entre les deux cultures, la culture des humanités, qui comportait la littérature, la philosophie, mais surtout une possibilité de réflexion et d'assimilation des savoirs, et la nouvelle culture scientifique, fondée sur la spécialisation et la compartimentation, aggrave les difficultés que nous pouvons avoir à réfléchir sur les savoirs et, là encore, à les intégrer. Ainsi, vivons-nous sous l'empire de ce qu'on pourrait appeler un paradigme de disjonction. Or il est évident que la réforme de pensée ne vise pas à nous faire annuler nos capacités analytiques ou séparatrices mais à y adjoindre une pensée qui relie. Certes, il ne suffit pas de dire " Il faut relier " pour relier : relier nécessite des concepts, des conceptions, et ce que j'appelle des opérateurs de reliance. (...)" - Edgar Morin
Suite ici : http://nicol.club.fr/ciret/bulletin/b12/b12c1.htm
------------------------------------------------------------------------------------------------------
Encyclopédie Libre WikiPédia :
" Le scientisme est une conception philosophique qui se refuse à admettre comme valables des formes de connaissance différentes de celles qui sont le propre des sciences positives, renvoyant au domaine de la pure imagination la connaissance religieuse et théologique, aussi bien que le savoir éthique et esthétique. Antérieurement, cette idée s'exprimait à travers le positivisme et le néo-positivisme, qui considéraient comme dépourvues de sens les affirmations de caractère métaphysique. La critique épistémologique a discrédité cette position, mais voici qu'elle renaît sous les traits nouveaux du scientisme. Dans cette perspective, les valeurs sont réduites à de simples produits de l'affectivité et la notion d'être est écartée pour faire place à la pure et simple factualité. La science s'apprête donc à dominer tous les aspects de l'existence humaine au moyen du progrès technologique. Les succès indéniables de la recherche scientifique et de la technologie contemporaines ont contribué à répandre la mentalité scientiste, qui semble ne plus avoir de limites, étant donné la manière dont elle a pénétré les différentes cultures et les changements radicaux qu'elle y a apportés.
On doit malheureusement constater que le scientisme considère comme relevant de l'irrationnel ou de l'imaginaire ce qui touche à la question du sens de la vie. Dans ce courant de pensée, on n'est pas moins déçu par son approche des grands problèmes de la philosophie qui, lorsqu'ils ne sont pas ignorés, sont abordés par des analyses appuyées sur des analogies superficielles et dépourvues de fondement rationnel. Cela amène à appauvrir la réflexion humaine, en lui retirant la possibilité d'aborder les problèmes de fond que l'animal rationale s'est constamment posés depuis le début de son existence sur la terre. Dans cette perspective, ayant écarté la critique motivée par une évaluation éthique, la mentalité scientiste a réussi à faire accepter par beaucoup l'idée que ce qui est techniquement réalisable devient par là-même moralement acceptable." - Suite ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Scientisme
------------------------------------------------------------------------------------------------------
«Plus ou moins avoué, le scientisme implique les postulats suivants : que le monde est un tout donné, que le jeu phénoménal est compris dans un circuit fermé, que tout est donc calculable, que l'esprit scientifique ne doit pas désespérer de capter dans ses formules l'énigme apparente de l'univers, qu'il n'y a pas d'inconnaissable. Subsidiairement ces postulats impliquent d'autres croyances : la croyance au mieux, à l'homme plus heureux par la possession plus complète des lois de la nature, la croyance à la substitution possible des méthodes scientifiques aux religions et aux morales, soit la croyance à la solution rationnelle du problème moral.
Ainsi la croyance scientiste répète la somme des pétitions qui composent le programme de l'espérance humaine sous ses formes messianiques et morales. Elle restitue, en fin de compte, parmi les perspectives d'un développement inappréciable en durée, le thème du rêve toujours renaissant et qui jamais n'aboutit de la conscience humaine en quête de futurs meilleurs, de ce rêve dont un brusque éveil ne brise jamais l'élan parce qu'il est sans doute l'une des formes que prend, dans le champ de la conscience, l'énergie vitale elle-même. Par là, la croyance scientiste relève, parmi les catégories philosophiques, de celles que j'ai nommées, philosophies de l'Instinct vital : comme les diverses religions, comme les diverses philosophies spiritualistes, elle a pour effet de donner aux hommes des raisons de vivre, de fomenter l'intrigue et les prétextes du jeu phénoménal, de faire croire pour faire agir.
Elle ne recherche pas, comme les philosophies de l'Instinct de connaissance, la connaissance pure et simple, mais elle recherche la connaissance en vue d'un but. Il ne s'agit pas pour le scientisme de connaître comment les choses se passent pour le savoir, à la façon dont Socrate avant de mourir apprenait une chanson, mais de connaître pour agir. La connaissance n'est pas ici une catégorie, un mode de la vision, elle est un mode, un ressort de l'action, elle est un moyen pour un but, elle suppose l'existence du but, elle implique finalisme. L'organisation scientifique de la vie, qui est l'un des voeux souvent énoncés du scientisme, suppose en effet que la vie comporte un but, que ce but est donné et qu'il est connaissable; car on n'organise qu'en vue d'une fin. Le scientisme implique donc finalisme, finalisme au sens le plus métaphysique. Il suppose en fin de compte, dissimulée sous mille réticences, cette hypothèse que la vie a une fin prédéterminée, un sens, une direction connaissable et que l'organisation scientifique de la vie consisterait, après avoir distingué cette direction, à y pousser l'humanité.
Or aucune conception n'est plus contraire à l'esprit scientifique que cette croyance en un finalisme métaphysique. C'est purement et simplement un acte de foi et le scientisme relève, sous ce jour, d'une croyance idéologique comme les diverses religions relèvent de la croyance théologique. C'est une croyance parce qu'aucun de ces postulats - le monde tend vers une fin - tout est connaissable - ne peut être démontré.
Mais c'est de plus une croyance déraisonnable parce qu' elle prétend se fonder sur la raison, sur les formes de notre faculté de comprendre, et que ces formes nous montrent l'expérience, le devenir de l'existence se développant parmi les perspectives indéfinies du temps, de l'espace et de la cause, insaisissables donc dans leur totalité, échappant nécessairement à l'étreinte du savoir. Les scientistes ne reconnaissent comme fondement du savoir que deux principes, la raison et l'expérience, c'est là leur méthode, - elle est excellente, mais ils font en matière philosophique le pire usage, invertissant l'ordre logique de ces deux principes, soumettant l'expérience à la raison, afin de réaliser avec les formes rigides de la raison telle qu'ils l'imaginent cette systématisation complète de l'existence qui légitimerait dans un avenir plus ou moins lointain la proposition du scientisme : Tout est connaissable. Tout est connaissable et comme corollaire : "Il n'y a que de l'inconnu et point d'inconnaissable"
Jules de Gaultier, Revue philosophie de la France et de l'étranger, 1911.
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Scientisme
Mais gardons espoir, (L'espérance est le songe d'un homme éveillé - Aristote) : l'homme peut changer - O.D.
NB - photo : le mythe de Prométhée
25 avril 2006
EXCLUSIF : Bush se lamente de l'absurdité de sa politique énergético-climatique et de ses propres manipulations !
Extraits commentés d'un article du Nouvel Obs (un peu d'humour dans ce monde de brut, ça fait pas de mal, sauf que c'est pas d'un roman de SF dont il est question ici...ça m'arrive pas souvent de me "lacher" ainsi mais il y a des limites !) :
" (...) La Maison Blanche avait annoncé, lundi l'ouverture d'une enquête par la Commission fédérale du commerce (FTC) sur la hausse des prix du pétrole, suspectant de possibles manipulations.(...)"
Fais attention, Georges, tu vas finir par te pisser dessus. Irak, Iran...
" (...) Bush avait demandé la saisi de la FTC afin qu'elle "enquête pour déterminer si les prix de l'essence ont été de quelque manière que ce soit manipulés de façon injuste depuis les cyclones de l'année dernière". (...)"
C'est à mourir de rire : il va finir par taxer les entreprises pétrolières qui font des profits injustes ? Remettre en cause l'économie de marché ? Ils sont vraiment lamentables ces cyclones hyperviolents boostés par l'effet de serre additionnel d'origine anthropique (multiplication par 2 en 30 ans des cyclones de catégorie 4 et 5 ) : ils vont finir par conduire les américains à passer du gros 4/4 au vélo en ville; vraiment injuste dans un pays miné par l'obésité ! Et ces climatologues du NOAA et de la NASA que Bush a essayé de censurer lorsqu'ils appellent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, quelle bande d'irresponsables, n'est-ce pas ?
(...) Le président a précisé que la réserve stratégique, qui compte quelque 685 millions de barils utilisables en cas d'urgence, disposait de suffisamment de pétrole pour faire face à une perturbation majeure de l'approvisionnement au cours des prochains mois.(...)
Déclarer cela, c'est sûr que ça va rassurer les marchés et, surtout, c'est la marque d'une vision à long terme particulièrement solidaire avec les générations de demain - Gouverner, c'est pré-voir ou "post-voir" ? Areuh-voir, Bush ! - O.D.
Suite : http://permanent.nouvelobs.com/economie/20060425.OBS5261.html
03 avril 2006
Une histoire de train...en avance.
Un homme est sur une voie ferrée et on entend au loin le grondement du train qui approche.
"Le changement climatique ?" dit-il. "On dit que les conséquences se feront sentir dans 30 ans 50 ans. Cela ne me concerne pas."
Il quitte la voie ferrée. Juste à temps. Mais derrière lui, une petite fille aux cheveux blonds est restée sur la voie férée. Juste en face d'elle, le train.
L'écran de la télévision devient noir et le message suivant apparaît : "nous avons encore le temps".
Source : http://www.iol.co.za/index.php?set_id=14&click_id=143&art_id=qw1144015021608R131
Original : Environmental Defence - http://www.fightglobalwarming.com : un excellent site sur le plan de la sensibilisation (visionner en particulier les vidéos)
18 mars 2006
Blogs, wikis : musclez votre potentiel citoyen
Blogs citoyens : à l'ouest, du nouveau
Par Olivier Dumont
(...) Le blog monputeaux.com est emblématique de ce que peut faire un simple citoyen face à une mairie. Reporters Sans Frontières l'avait d'ailleurs sélectionné en 2005 aux Freedom Blog Awards comme l'un des blogs européens qui défendent la liberté d'expression en rajoutant : "Ses commentaires critiques lui valent d'être mis sous pression par les autorités locales". Mais il n'est plus seul à mener ce combat. Peu à peu, des blogs, des forums, et des sites entiers voient le jour pour apporter souvent la contradiction dans le débat politique local.(...)
Suite : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-751998@51-741121,0.html
14 mars 2006
La métropole lilloise va créer un important "écoquartier"
Par Philippe Allienne
"En février, Lille Métropole a adopté un plan environnemental de 90 actions, fruit de quatre ans de travail avec les 87 communes de l'agglomération. Concrètement, six chantiers vont démarrer à partir de cette année. Afin de s'engager dans la lutte contre le réchauffement climatique, Lille Métropole va mettre en place un "plan climat" d'économie d'énergie pour les bâtiments et les transports publics. Dès 2007, les bus urbains rouleront grâce à l'utilisation de déchets valorisés (...) Aucun "écoquartier" de cette taille n'existe aujourd'hui en France, alors qu'on en trouve des exemples dans de grandes métropoles européennes comme Stockholm, Hanovre, Fribourg ou Malmö" - Suite : Le Monde
Passons des éco-quartiers aux éco-villes puis à un éco-monde, vite ! - O.D.



