Planete Bleue

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30 septembre 2005

La vie marine menacée par l'acidification des océans

pteropodeDans la série Les énergies fossiles sources de bonheur...

2005-09-29 PARIS (AFP)

" Les coquilles de certains organismes marins pourraient commencer à se dissoudre et à ne plus pouvoir se former en raison de l'acidification de l'eau de mer, due à l'absorption de dioxyde de carbone par les océans, prévient une équipe internationale de chercheurs dans la revue Nature de jeudi.

Ce risque pourrait devenir réalité dans cinquante à cent ans, estiment les auteurs de cette étude. Ceux-ci sont arrivés à cette conclusion en se basant sur des données récentes et des simulations numériques de l'évolution des carbonates issus de l'estimation des émissions futures de CO2 établies par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (...) "
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O1-10-05 - L'acidification des océans menace la chaîne alimentaire de l'océan Austral - Le Monde


CNRS : L'acidification des océans menace les organismes marins
- Communiqué de presse du CNRS

" Dans 50 à 100 ans, les squelettes externes de certains organismes marins pourraient commencer à se dissoudre et à ne plus pouvoir se former. La cause ? L'acidification de l'eau de mer, entraînée par l'absorption par les océans du dioxyde de carbone en augmentation dans l'atmosphère. Ces travaux, menés par une équipe internationale composée notamment de chercheurs de trois laboratoires français (1) sont publiés dans la revue Nature du 29 septembre 2005.

La combustion des énergies fossiles entraîne en moyenne, chaque jour et par personne, la production de 11 kg de dioxyde de carbone dont 4 kg sont absorbés par l'océan. Au total, ce sont plus de 25 millions de tonnes de gaz carbonique qui se combinent quotidiennement avec l'eau de mer. Cette réaction provoque l'acidification de l'eau de mer, ce qui limite la synthèse de carbonate de calcium, la principale brique du calcaire dont le squelette externe des organismes marins est constitué.   En utilisant des données récentes et 13 modèles numériques, une équipe d'océanographes Européens, Japonais, Australiens et Américains a simulé l'évolution des carbonates à partir des scénarios d'émissions de CO2 établis par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.(GIEC). Le scénario standard (2) prévoit que dans environ 50 ans les eaux de surface les plus froides de l'océan, comme en mer de Weddell au large de l'Antarctique, vont devenir corrosives pour une forme de calcaire appelée aragonite. Ainsi les « ptéropodes » sont en danger, la coquille de ces mollusques planctoniques qui nagent dans la couche supérieure de l'océan étant en aragonite. Et si le CO2 atmosphérique continue d'augmenter, il est très probable que vers la fin de ce siècle l'eau de mer devienne corrosive pour l'aragonite dans tout l'océan Austral ainsi que dans une partie du Pacifique Nord. Ces organismes calcaires, très abondants dans ces régions, pourraient donc ne plus être capables de constituer leur coquille. Un tel environnement corrosif serait sans précédent depuis probablement plusieurs millions d'années.

Pour compléter ces estimations, des expériences en mer ont montré que les coquilles des ptéropodes vivants se dissolvaient effectivement quand l'eau de mer atteignait les conditions corrosives prévues pour l'année 2100. La diminution des ptéropodes pourrait provoquer des réactions en chaîne, puisqu'ils constituent la nourriture de base d'organismes allant du zooplancton à la baleine, en passant par des espèces commercialement importantes comme les saumons dans le Pacifique Nord. Les coraux sont également menacés par cette acidification, particulièrement ceux baignés dans les eaux froides, comme l'Océan Atlantique Nord, qui devraient se dissoudre en premier. Car si leur squelette de carbonate de calcium est indispensable pour leur propre développement, celui-ci fournit également l'habitat aux poissons hauturiers, aux anguilles, aux crabes, aux oursins... le squelette externe de ces derniers étant aussi menacé directement par l'acidification. Préciser l'impact de ces changements sur les écosystèmes et la biodiversité est un défi que les recherches futures devront relever.

Notes :

1) Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE/IPSL : CEA – CNRS)
Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentations et analyses numériques (LOCEAN/IPSL : CNRS – IRD – MNHN – Université Paris 6)
Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS : CNRS – CNES – IRD – Université
Toulouse 3)

2) Scénario IS92a « business-as-usual »

Références :

Anthropogenic ocean acidification over the twenty-first century and its impact on calcifying organisms
, Orr J. et al., Nature, 29 septembre 2005 "

De nombreuses autres références sur le sujet, sont disponibles ici .

Photo : " The pteropod Clio pyramidata, a common planktonic mollusk (pteropods) with a shell made out of aragonite, a metastable form of calcium carbonate. [Photo: R. W. Gilmer and G. R. Harbison]. This photo appeared on the cover of Science magazine, accompanying the article by Feely et al. (Science 305, 362366, 16 July 2004) "

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25 juin 2005

Changements climatiques : la nature menacée en France ?

rac_nature1livret_rac2Le réseau Action Climat ( WWF - Greenpeace - LPO - FNE ) vient de publier en partenariat avec l'ONERC (Observatoire National du Réchauffement Climatique) le livret Changements climatiques : la nature menacé en France ? (Livret richement  illustré et données très intéressantes - Merci au Réseau Action Climat de mettre ce livret à la disposition des internautes gratuitement)

Extrait : " Si l’on a coutume de souligner que l’homme est comptable devant les autres hommes et devant les générations futures, il importe aussi de souligner qu’il est aussi responsable devant les autres espèces qui font la vie. L’engagement pris à Rio, réitéré à Johannesburg, de protéger la planète, et l’ensemble des espèces qui font la vie, contre la capacité humaine de destruction est un véritable enjeu de civilisation qui se situe bien au-delà des contingences actuelles. C’est comprendre que combattre les crimes contre l’environnement, c’est aussi faire émerger, dans un monde nouveau, une éthique du progrès et du développement. C'est convaincre que protéger les espèces contre les agressions induites par l’homme, c’est aussi sauver l’humanité d’elle-même " (...) - Paul Verges, SÉNATEUR, PRÉSIDENT DE L’ONERC

"NUL NE PEUT RESTER IGNORANT. NUL NE PEUT RESTER INDIFFÉRENT." - Hubbert REEVES, Astrophysicien, Président de la ligue ROC

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10 juin 2005

Greenpeace - Ensemble, gardons les baleines vivantes

photo_marche2" Malgré le moratoire international sur la chasse à la baleine, 2 137 baleines seront chassées cette année et le gouvernement japonais fait actuellement campagne de manière agressive pour la levée de l'interdiction sur la chasse baleinière commerciale. Greenpeace organise une grande manifestation à base de photos contre la levée de cette interdiction. L'idée est que votre image, avec celle de milliers d'autres personnes, soit projetée devant les bâtiments où les délégués de centaines de gouvernements se réuniront le 20 juin pour décider si les baleines doivent vivre ou mourir. La rencontre aura lieu à Ulsan, en Corée du Sud. Je viens d'envoyer ma photo Greenpeace afin d'ajouter ma voix à la Marche Virtuelle contre le commerce des baleines et vous appelle à en faire autant. Cela ne prend que quelques minutes et plus nous aurons de photos, plus grandes seront les chances que les baleines puissent vivre.

Rendez-vous à l'adresse: http://whales.greenpeace.org/fr/ et suivez les instructions, toutes simples, vous verrez. Allez-y, MAINTENANT ! Merci d'avance et à bientôt en Corée du Sud! " - Greenpeace

gp1      press11 Arrêtons le massacre !

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25 mai 2005

Déforestation dans le monde : ALERTE !

La déforestation de la planète prend des proportions alarmantes - Par Babette Stern - Le Monde

18 hectares détruits chaque minutes...

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12 mai 2005

Le toit du monde menacé

" Le plateau du Qinghai-Tibet dans le sud-ouest de la Chine, aussi appelé le "toit du monde", fait face à une grave menace écologique qui pourrait détruire l'environnement déjà fragile qui abrite nombre d'espèces d'animaux rares, de plantes et d'herbes médicinales, d'après des scientifiques chinois. (...)" - Lire l'article sur Chinabroadcast.cn

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15 avril 2005

Quand protéger l’Amazonie et les petits paysans mène à la mort

La missionnaire naturalisée brésilienne Dorothy STANG a été assassinée le 12 février 2005. Elle avait mis en place un projet de développement durable sur 120 000 hectares dans l’état du Para au Brésil. Ce projet permettait aux familles de paysans sans terres de cultiver des petits terrains tout en participant à la préservation de la forêt amazonienne, notamment par la plantation d’espèces végétales menacées.

Mais ces terres sont revendiquées par les fazendeiros, les grands propriétaires terriens brésiliens. Francisco Alberto de CASTRO, propriétaire de 3.000 hectaresde terre et Directeur régional de la Fédération d'agriculture et d'élevage de l'Etat du Para et du syndicat des éleveurs de bovins a déclaré: "Il faudrait vivre de la cueillette comme les indiens. Cela n'a pas de sens. De plus, le paysan n'est pas propriétaire. C'est le communisme (…) Dorothy STANG n’est pas une sainte et est responsable de sa propre mort pour son soutien aux paysans sans terres", s'indigne-t-il avant d’ajouter en s’en prenant à la politique du Président brésilien LULA : « Pourquoi créer des réserves écologiques ? »

Selon le journal Estadao de Sao Paulo, 2000 soldats ont été mobilisés dans l’état du para et les tueurs à gage responsables du crime (Rayfran das Neves Sales dit Fogoió, et Uilquelano de Souza Pinto, connu sous le nom d’ Eduardo) ont été arrêtés. Reste à retrouver ceux qui les ont payé pour commettre cet acte odieux. Deux syndicalistes ainsi qu’un paysan sans terre ont également été assassinés.

Pour mémoire, la zoologiste Dian FOSSEY, qui passa 22 années de sa vie au Rwanda à étudier le comportement et l’écologie des gorilles des montagnes, a subit le même sort : En 1985 elle fut retrouvée assassinée à son terrain de camping. Elle était très engagée dans un combat pour arrêter le braconnage des gorilles et autres animaux en Afrique. Grâce à son amour de la nature et à son engagement, les gorilles de montagne sont maintenant protégés au niveau national et
international.


Wangari MAATHAI, Prix Nobel de la paix 2004 et fondatrice du Mouvement de la Ceinture Verte a également reçu des menaces de mort pour son combat contre la déforestation au kenya. Le succès du programme lancé par la Kenyane est tel qu’il s’étend dans d’autres pays d’Afrique comme la Tanzanie, l’Ouganda, le Malawi, le Lesotho, l’Ethiopie ou le Zimbabwe. Elle déclare aux Courriers de l’UNESCO : « Si nous voulons sauvegarder la nature, commençons par protéger les êtres humains (…). Pour beaucoup de dirigeants de la planète, le développement continue malheureusement de signifier culture extensive de denrées agricoles exportables, barrages hydroélectriques ruineux, hôtels, supermarchés et produits de luxe, qui contribuent au pillage des ressources naturelles. C’est une politique à courte vue qui ne répond pas aux besoins essentiels des gens : une alimentation suffisante, de l’eau potable, un toit, des hôpitaux de proximité, de l’information et la liberté (…) La paix sur Terre dépend de notre capacité à protéger notre environnement vivant ».

Puissent ces paroles être entendues par les fazendeiros du Brésil. Chaque année, entre 14 à 16 millions d'hectares de forêts tropicales sont détruites et converties à d'autres fins, principalement agricoles.
                                                           O.D. - 15 Mars 2005

A lire l'excellent article de Wangari MAATHAI pour  l' UNESCO sur le lien entre Démocratie, Paix et Environnement :
Aux arbres citoyens ! 

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Sauver la planète - Unesco

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Millenium Ecosystem Assessment   : Des experts sonnent l’alarme : les changements survenus dans les écosystèmes menacent le développement

Une étude décisive lancée le 30 mars 2005 révèle qu’environ 60 % des services fournis par les écosystèmes et qui permettent la vie sur terre sont dégradés ou surexploités. Le Rapport de Synthèse sur l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire * (MA), qui résulte d’une étude menée par 1300 experts de 95 pays avertit que les effets négatifs de cette dégradation risquent de s’aggraver de façon significative dans les 50 ans qui viennent. « C’est seulement en comprenant notre environnement et comment il fonctionne que nous pourrons prendre les décisions nécessaires pour le protéger. C’est seulement en comptant à leur juste valeur l’ensemble de nos précieuses ressources naturelles et humaines que nous pouvons espérer bâtir un futur durable » a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, dans un message qui accompagne la diffusion des rapports du MA. « L ‘Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire est une contribution sans précédent à notre mission globale pour le développement, la durabilité et la paix.» Pour sa part, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a déclaré : « Garantir le futur de notre environnement est un défi urgent qui nous concerne tous, que l’on travaille dans l’éducation, la science, la culture ou la communication. Nous devons nous mobiliser aux niveaux international et national afin que soient bien pris en compte les conclusions du Rapport de Synthèse sur l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire et que les dommages menaçant notre environnement naturel soient limités ». A Paris, l’étude sera présentée à l’UNESCO par le Directeur exécutif du Conseil International pour la Science (ICSU), Thomas Rosswall, et par Salvatore Arico, de la Division des sciences écologiques et de la Terre de l’UNESCO, membre du conseil chargé de l’étude.

Bien que nous n’ayons pas encore toutes les données, les experts peuvent d’ores et déjà affirmer que la dégradation observée pour 15 des 24 services fournis par les écosystèmes pris en compte par l’étude - notamment la fourniture d’eau douce, les stocks de pêche, la régulation de l’air et de l’eau, la régulation des climats régionaux, des risques naturels et des parasites - accroît la probabilité de changements brusques qui peuvent affecter sérieusement le bien-être des humains Par exemple, l’apparition de nouvelles maladies, des changements soudains de la qualité des eaux, la création de « zones mortes » le long des côtes, la destruction des zones de pêche, ou encore des bouleversements du climat à l’échelle des grandes régions du monde.

Le Rapport de Synthèse met en lumière quatre conclusions majeures :

- Les humains ont modifié les écosystèmes plus rapidement et profondément au cours des 50 dernières années qu’à tout autre moment de leur histoire. Ils l’ont fait principalement pour répondre à des besoins croissants en nourriture, eau douce, bois, fibres et combustible. Plus de terres ont été converties pour l’agriculture depuis 1945 qu’aux XVIIIème et XIXème siècles réunis. Plus de la moitié des engrais azotés synthétiques - mis au point en 1913 - utilisés pour l’agriculture l’ont été depuis 1985. Selon les experts, la conséquence en est une perte substantielle et largement irréversible de la diversité de la vie sur la Terre, où 10 à 30 % des espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens sont désormais menacées d’extinction.

- Les changements des écosystèmes qui ont entraîné des gains nets substantiels en termes de bien-être humain et de développement économique ont été obtenus à un prix de plus en plus élevé en termes de dégradation des autres services. Seuls quatre services fournis par les écosystèmes ont vu une amélioration au cours des 50 dernières années : des gains de production pour les récoltes, le bétail et les produits de l’aquaculture, et une séquestration accrue du carbone en vue de la régulation du climat global. Deux services - la production de ressources halieutiques et la fourniture d’eau douce - sont aujourd’hui rendus à un niveau bien inférieur aux besoins actuels, sans parler des besoins futurs. Les experts prévoient que ces difficultés vont diminuer substantiellement les bénéfices que les générations futures peuvent attendre.

- La dégradation des services fournis par les écosystèmes devrait s’aggraver de façon significative durant la première moitié du siècle, ce qui est un obstacle à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Chacun des quatre scénarios pour le futur explorés par les scientifiques au cours de l’étude prévoit bien des progrès en vue d’éradiquer la faim dans le monde, mais ces progrès seront bien trop lents pour réduire de moitié d’ici 2015 le nombre des personnes qui souffrent de la faim. Les experts rappellent d’autre part que des changements des écosystèmes comme la déforestation ont une influence sur l’abondance des pathogènes qui affectent les humains tels que la malaria ou le choléra, ainsi que sur les risques d’émergence de nouvelles maladies. La malaria, par exemple, représente 11 % du fardeau de la santé pour l’Afrique ; si cette maladie avait pu être éradiquée il y a 35 ans, le produit intérieur brut du continent africain serait aujourd’hui de 100 milliards de dollars plus élevé.

- Le défi qui consisterait à renverser la tendance à la dégradation des écosystèmes tout en satisfaisant une demande croissante peut être relevé selon certains scénarios qui impliquent des changements significatifs des politiques et des institutions. Il s’agit cependant de changements importants et les tendances actuelles ne vont pas dans ce sens. Le rapport mentionne les options possibles pour conserver ou améliorer certains services fournis par les écosystèmes tout en réduisant les effets pervers ou en augmentant les impacts positifs sur d’autres services. Par exemple, la protection des forêts naturelles sauvegarde la faune et la flore sauvages tout en fournissant de l’eau douce et en réduisant les émissions de carbone.

« La conclusion essentielle de cette évaluation est que les sociétés humaines ont le pouvoir de desserrer les contraintes qu’elles exercent sur les services naturels de la planète, tout en continuant à les utiliser pour obtenir un meilleur niveau de vie pour tous », affirme le Conseil de direction du MA dans une déclaration intitulée Vivre au-dessus de nos moyens – actifs naturels et bien-être humain. « Y parvenir réclamera cependant des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature à toutes les étapes de la prise de décision, ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile. Les signaux d’alarme sont là pour qui veut les voir. Le futur est entre nos mains ». Le Rapport de Synthèse du MA établit aussi que ce sont les populations les plus pauvres qui souffrent le plus des changements survenus dans les écosystèmes. Les régions qui font face à de graves problèmes de dégradation des écosystèmes – Afrique Sub-saharienne, Asie Centrale, certaines régions de l’Amérique latine, une partie de l’Asie du Sud et du Sud-Est – sont également celles qui auront le plus grand mal à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement établis par les Nations Unies. En Afrique Sub-saharienne, par exemple, le nombre de pauvres devrait augmenter de 315 à 404 millions de personnes d’ici 2015. « Aucun des progrès réalisés pour éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde, améliorer la santé des populations ou protéger l’environnement n’est susceptible de durer si la plupart des services fournis par les écosystèmes et dont l’humanité dépend continuent à se dégrader », affirme le Rapport de Synthèse. Il note en particulier que la dégradation en cours des services fournis par les écosystèmes est un obstacle sur la route des Objectifs du Millénaire pour le Développement, objectifs sur lesquels les dirigeants des pays du monde se sont mis d’accord aux Nations Unies en 2000.

Notes :

Le Rapport de Synthèse de l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire est le premier d’une série de sept rapports de synthèse et quatre volumes techniques qui évaluent l’état des écosystèmes du monde et leur impact sur le bien-être humain. Ce rapport est publié avec une déclaration du Conseil de Direction du MA intitulée « Vivre au-dessus de nos moyens – actifs naturels et bien-être humain ». L’évaluation conduite sur quatre ans a été conçue en partenariat entre des agences des Nations Unies, des organisations scientifiques internationales et des agences de développement, avec des orientations en provenance du secteur privé et des représentants de la société civile. Le financement est principalement assuré par le Fonds Mondial pour l’Environnement, la Fondation des Nations Unies, la Fondation David & Lucile Packard et la Banque Mondiale. Le Secrétariat du MA est coordonné par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Le MA est reconnu par les gouvernements comme un mécanisme qui permet de combler une partie des besoins d’évaluation de quatre traités internationaux sur l’environnement : la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique, la Convention de Ramsar sur les Zones Humides, la Convention des Nations Unies pour Combattre la Désertification et la Convention sur les Espèces Migratrices. Le MA a le soutien de 22 des plus grandes organisations scientifiques au monde, y compris la Royal Society du Royaume-Uni et l’Académie des Sciences du Tiers Monde. Le travail du MA s’opère sous le contrôle d’un conseil de direction de 45 membres, présidé conjointement par le Dr Robert Watson, conseiller scientifique en chef de la Banque Mondiale, et le Dr A.H. Zakri, directeur de l’Institut d’Etudes Supérieures de l’Université des Nations Unies. Le Groupe d’Evaluation qui supervise le travail technique du MA comprend 13 des plus grands chercheurs en sciences sociales et naturelles au monde. Il est présidé conjointement par Madame Angela Cropper, de la Fondation Cropper, et le Dr Harold Mooney, de l’Université de Stanford. Le Dr Walter Reid est le directeur de l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire - Source : UNESCO

Site officiel : Millennium Ecosystem Assessment (très très riche, une véritable mine d'informations) - Rapports de synthèses complets accessibles ici au format Adobe pdf (versions en anglais et en espagnol) : [www.maweb.org] - Résumé (très bien fait) du rapport de synthèse (!) : [www.greenfacts.org]

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Wangari MAATHAI : Une femme exceptionnelle

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Wangari MAATHAI est une femme exceptionnelle.  Africaine, écologiste, très engagée dans un combat contre la déforestation et militante pour la démocratie et les droits des femmes, elle a reçu en octobre 2004 le Prix Nobel de la Paix. Il y a quelques années, elle a été battue, emprisonnée par le gouvernement kenyan pour son opposition à l'exploitation intensive des forêts, diffamé publiquement et a même reçu des menaces de mort. Elle est vraiment un modèle de sagesse pour moi, au même titre que Ghandi ou le Dalaï Lama. Son visage rayonne de beauté ; elle donne de l’espoir. Le monde a besoin de femmes comme elle. Elle a notamment déclaré :

"La paix sur la terre dépend de notre capacité à améliorer notre environnement"

"L’environnement et les ressources naturelles sont un aspect important de la paix parce que, lorsqu’on détruit nos ressources, lorsque nos ressources se raréfient, nous nous battons pour nous les approprier"

"Nous plantons les graines de la paix, maintenant et pour le futur"

"En protégeant l’environnement, nous améliorons aussi la façon de gouverner".


Interview sur l'intérêt de planter et de protèger les arbres : What is the significance of the tree to the Green Belt Movement?

Wangari MAATHAI : Trees help heal the land and help break the cycle of poverty and hunger. Trees also provide a source of fuel, material for building and fencing, fruits, fodder, shade and aesthetic beauty. This is particularly important for women, who are expected to overcome resource deficits – for example, by walking further to find wood for cooking and heating and clean water – and growing or gathering new sources of food as old ones disappear. Trees, and intact forests, also keep soil healthy, stem erosion, protect rivers and streams (critical sources of clean water), and promote regular rainfall so droughts are avoided. The tree is also a wonderful symbol for peace. It is living and it gives hope. Trees are also actual places of peace. Many African communities—including my own, the Kikuyu—have special trees under which individual and community conflicts are resolved. In this, and in so many ways, the planting of trees lessens the potential for conflict and fosters peace. The Green Belt Movement has used trees as symbols of peace in Kenya. In the early 1990’s in an effort to diffuse clashes between ethnic clashes, the Green Belt Movement planted trees with both sides. We also planted trees in Nairobi’s Uhuru Park to show our belief in democracy, even when we were living under a very oppressive government that seemed unlikely to change. When you look beyond the trees there is wonderful symbolism.

Articles et sites à  son sujet :

[www.afrik.com]

[www.greenbeltmovement.org] - Mouvement pour la ceinture verte 

[www.wangari-maathai.org]

[www.wangarimaathai.com]

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